De la rue à la famille : accompagner un chien craintif dans sa nouvelle vie

Adopter un chien errant, importé d’un pays étranger et qui n’a connu que peu ou pas de contacts humains positifs, est un défi quotidien.cartier cartier watches

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Offrir une seconde chance à ce type de chien n’est pas toujours aussi simple qu’on le croit.

Imagine un chien qui a grandi en survivant dans la rue, méfiant envers l’humain qui criait ou lui lançait des cailloux pour le faire fuir, et qui arrive au Québec, dans un secteur comme Verdun, en plein hiver!

Si j’étais ce chien, je serais en mode panique-survie!

Nouveau pays, nouveau climat, nouvelles odeurs, et une famille francophone qui l’accueille avec amour, mais qui parle une langue qu’il ne comprend pas!

Pour lui, c’est un choc drastique et c’est le cas de Bella, une jeune femelle croisée importée du Maroc.

Sa nouvelle propriétaire (appelons-la Sylvie) m’avait contacté pour savoir comment aider Bella à s’adapter et à se sentir en sécurité.

Sylvie prenait déjà des cours avec un éducateur canin depuis plus d’un mois, à raison d’un cours de 1heure par semaine, mais elle sentait que quelque chose n’allait pas.

Bella n’évoluait pas vraiment et, au contraire, elle voulait de moins en moins sortir de la maison.

Deux heures de consultation téléphonique avec moi lui ont permis de comprendre le pourquoi du comment.

Pourquoi Bella semblait agir correctement quand l’éducateur la tenait en laisse, versus quand elle voulait la promener?

Pourquoi Bella réagissait de telle façon et comment changer ce patern comportemental?

Comment réellement aider Bella?

Comprendre sa peur et respecter son rythme

Après avoir posé quelques questions essentielles, j’ai d’abord expliqué à Sylvie ce que sa chienne vivait.

Il faut comprendre que la peur de ton chien n’est pas un problème de comportement tel quel, mais une incapacité à gérer ses émotions.

La peur se présente et Bella tombe direct en mode survie.

Son cerveau a été programmé pour survivre et éviter le danger – et pour Bella, l’humain en est un.

Un chien qui a peur peut réagir de plusieurs manières : fuir, se figer, ou foncer et attaquer.

Peu importe sa réaction, la clé est de lui laisser de l’espace et de ne rien lui imposer.

On évite les contacts forcés, l’immersion et les gestes brusques.

On lui laisse le choix de venir vers soi quand elle se sentira prête.

Que Belle se pose et dorme dans la même pièce que toi sans paniquer, c’est déjà une grande victoire ❤

Ce qui est tout le contraire de ce que l’éducateur canin lui enseignait en lui parlant d’obéissance et de hiérarchie de dominance.

Bella obéissait en sa présence parce qu’elle avait peur de lui.

Adapter ton langage et ta communication

Ta chienne ne parle pas français, mais elle est très attentive à ton langage corporel et à l’intonation de ta voix.

Plutôt que de lui parler sans cesse, privilégie une communication simple, douce et calme.

Des gestes lents, une posture détendue et une voix basse peuvent l’aider à comprendre que tu n’es pas une menace.

Regarde-la du coin de l’œil plutôt que directement, ce qu’elle pourrait percevoir comme une confrontation.

Évite de te pencher vers elle ou d’avancer directement dans sa direction.

Accroupis-toi à distance et attends qu’elle prenne l’initiative de venir vers toi.

Les signaux de communication, comme bâiller, cligner doucement des yeux ou détourner le regard, peuvent aussi l’encourager à se détendre.

Créer des associations positives

Le but est de faire en sorte que ta présence soit synonyme de choses agréables alors, fais des activités plaisantes pour elle.

Voici quelques exemples :

  • Lui offrir des friandises à distance, sans chercher à l’attirer de force.
    Privilégie des friandises très appétissantes (fromage, poulet, foie séché) pour renforcer les bonnes expériences.
  • La laisser observer en silence pendant que tu fais des choses calmes, comme lire un livre ou regarder la télévision, sans chercher à interagir directement avec elle.
  • Introduire des jeux d’occupation comme des tapis de fouille ou des jouets à mastiquer.
    Ces activités permettent de détourner son attention du stress et d’encourager un état émotionnel plus détendu.
  • Aller à son rythme lors des sorties en extérieur, en évitant les lieux trop stimulants au début.
    Privilégie des endroits calmes où elle pourra explorer et renifler les odeurs en low stress et apprendre à associer l’environnement à des expériences positives.
  • Associer ton approche à des événements plaisants : par exemple, dépose une friandise au sol chaque fois que tu passes près d’elle, afin d’ associer ta présence à quelque chose de positif, sans ressentir de contrainte.

Avoir un congénère : Est-ce une bonne idée?

Sylvie m’a demandé si un autre chien pouvait l’aider.

Ma réponse a été : Oui et non.

Si tu as déjà un chien bien dans ses pattes, ça peut être un modèle rassurant pour Bella car un chien stable montre par son comportement que l’humain ne représente pas un danger et qu’elle peut avoir confiance.

Bella pourrait observer l’autre chien et, avec le temps, imiter son comportement.

Mais il n’y a rien de garanti!

Et il est essentiel que ce congénère soit calme, stable et sûr de lui.

Un chien hésitant, méfiant ou anxieux risque plutôt de renforcer les craintes de Bella.

Les chiens sont très sensibles aux émotions des autres chiens et des humains.

Le chien peut facilement copier/intégrer les peurs ou l’insécurité perçu via l’autre chien ou l’humain, ce qui n’aiderait pas du tout Bella.

Un compagnon équilibré pourra guider en douceur un chien craintif, lui montrer qu’il n’a rien à craindre et l’aider à gagner en confiance face à son nouvel environnement.

Patience et constance : le secret de la réussite

L’adaptation d’un chien comme Bella ne suit pas une ligne droite.

Il y aura des progrès, des stagnations et des petits retours en arrière… un peu comme un jeu de pinball.

L’important est que chaque petite victoire compte : la voir dormir paisiblement, manger en ta présence ou remuer timidement la queue est déjà un grand pas.

Pour que cette progression soit présente et positive, la famille doit adopter la bonne approche et utiliser les bons outils.

Une attitude calme, cohérente et bienveillante est essentielle pour instaurer un climat de confiance.

Il est important d’apprendre à lire les signaux de communication du chien, à respecter ses limites et à ajuster son comportement en fonction de ses réactions.

Mieux vaut faire affaires avec un vrai professionnel qui t’enseignera à éviter les erreurs qui pourraient freiner son adaptation.

Avec du temps, de la patience, de la compréhension et de la bienveillance, Bella finira par comprendre qu’elle est en sécurité.

Et ce jour-là, quand elle viendra poser doucement sa tête contre toi, tu sauras que tout ce long parcours en valait la peine.

Ma conclusion

Un chien qui souffre d’une privation sensorielle, de contacts sociaux, de peur quasi phobique comme Bella, exige un temps d’adaption souvent très long.

Il n’y a pas de truc miracle, ni de raccourcis.

Ce chien n’a pas besoins de technique d’obéissance.

Il a besoin de se sentir en sécurité.

Si toi aussi, tu deal avec un chien qui a peur, qui est insécure, et que tu veux l’aider en investissant beaucoup de temps et d’énergie, que tu es prête à débourser pour les services d’un vrai professionnel canin habitué à ce type de cas, contactes Cynophilo 😉